2.0 ou -2.0 / L'Être et la Conscience Absolue (sorry- corrections dynamiques).
Voilà que les temps chaotiques et barbares de l'humanité intelligente sont révolus. L'Être Terrien se tient dans l'arc du levant et guette avec appréhension l'aube de la vraie conscience, l'éclairage particulier où ils voient à travers leurs mains la grâce qui circule dans les tunnels de l'âme. C'est parce qu'ils ont creusé, cherché à tâtons le fil du couteau de leur médiocrité, cherché leur talon d'Achille. Soudain comme l'avênement officieux de la nouvelle jarnigoine. Le réel rentre comme une flêche directement par en dedans le coeur, ressort par les yeux en mode analogique, pas de computage, pas de bidouillage, pas de sentiments malades, les données font conscensus. Plus simple, plus universel.
Impossible de dissimuler quoi que ce soit à l'oeuil de l'esprit quantique qui s'engage entièrement dans l'épopée de l'empathie terrestre. La misère se fait plus ténue, moins collante et vouée à disparaître de la terre comme la crasse sous une éponge savonneuse, comme la honte après la confession. Ils ont soin les uns les autres. Sorti de sa bulle homogène habile, l'Être, il apprend a surfer sur l'air, d'abord en enroulant un tout petit bout de ficelle autour du poignet pour imaginer un beau gros ballon rouge, au début, ils ont besoin de ce genre de ruses là mais dès qu'ils sentent le point de déséquilibre qui fait lever les pieds comme les pensées joyeuses, c'est gagné pour toujours, s'en est fini du bitume. Ils vont partout à la fois, pourtant assis sans bouger dans leur chambre, bien calé dans le fauteuil, devant des images en boîte.
Des plus hauts sommets qu'ils affectionnent particulièrement pour le recul énorme, le coup est parti tout seul et aussi le revolver de ses mains pour ne plus jamais y retourner (ils vivent sans armes), de la plus haute montagne, touts petits ils constatent leur monde harnaché de béton de partout, ils se retournent, suffocants et pris de vertige, ils réalisent qu'ils marchaient à l'unisson avec le vivant en entier mais aussi avec l'énergie, la matière et les choses invisibles, toutes les choses, toutes, elles suivent le même respir. Une question de longueur d'onde. L'objectif général de réduction de la friction entre les couches et les souches du réel, mise à niveau spirituelle des individus possédant toujours l'ancienne interface selon les instruction d'un G-Quadruplex qui accède à leur disque dur grâce à des techniques simples de la programmation neuro linguistique.
Désormais, année après année, ils célèbrent la naissance du tout premier mutant au génome entièrement fait d'ADN G-Quadruplex ainsi que la promesse de sa descendance exponentielle, dix jours de congé de travail à l'échelle planétaire, comme un gigantesque mardi gras mais pour les super-vivants. Acuminatus étendra vite son lignage, on observe une forte occurence d'enfants G-Quadruplex qui naissent de parents porteurs du proto génôme - les cas ne sont même plus répertoriées dans les médias. Transhumain, il est bouche et aliment pour l'Équation, le plus fin de ses instruments, réglé sur la sagesse des âges, comme un compas dans ses os dont l'acuité est à chaque instant reloadée selon les mémoires vives de toute sa race.
L'inconscient collectif est mort. Tout va selon la cohérence d'une seule instance-instinct ressentie comme une voix individuelle mais aussi comme la chorale des imputs collectifs. Il n'y a plus d'esprit du temps alors, en dehors de la confusion des symboles, Acuminatus perçoit jusqu'à une infinité de moments rassemblés, une teinte, l'humeur des viscères publiques. Certains ressentent plus fort que d'autres les variations dans l'ambiance générale de leur groupe humain. Certain souffrent la souffrance de l'humanité entière à chaque instant.
L'instance-instinct sied dans le coeur du coeur, un nouveau et unique sens pour appréhender l'univers beaucoup plus précisément et profondément tout à la fois. L'unité de temps perçu est si petite et grande à la fois, la vitesse de perception si vertigineuse que le réel est en aquaplanage sur les sens mécaniques, entre les deux il existe assez d'espace pour recevoir les appels de la Substance Souche, Maman Néant qui appelle encore sa moitié perdue du fond de l'origine, Maman Néant qui porte en elle tous les germes parce qu'elle n'est qu'une chose indissociée, la Substance Souche souffle sans souffler dans le minuscule instant que dure son repos éternel.
Dans la République de la Conscience, chaque citoyen vit naturellement sans léser les autres car ils ressentent l'incohérence dans l'ordre au monde, les éclats de discorde comme les frissons dans leur sang, spasmes glacés comme les vêtements humides en temps froids. Il y a un étranglement, un inconfort, comme la gorge qui brûle parce que c'est les mauvais jours et qu'on a fumé l'huile de cannabis virée au benzène, faute de mieux, faute de bien ils ne tolèrent aucun mal. Ils vivent la sainteté car c'est tout ce que leur condition leur permet d'envisager. Ils sont nobles. Leur regard va seul vers celui de leur frères qu'il faut émuler afin d'accomplir quelque progrès nécéssaire au présent. Aussi, clairement ils entendent, et surtout ils écoutent, les voix faiblardes des opprimés, leur murmures leur parviennent comme des hallucinations sur le silence. Grâce à cette communion de tous, ils n'ont cesse d'ajuster la justice terrienne afin que s'accomplisse la République Consciente. Ses citoyens sont confiants que la nouvelle interface régissant leur vie intérieure les guidera enfin jusqu'aux secrets des Dieux et de l'origine.
Quelques dizaines d'années plus tard, déjà ils ne se rappellent déjà plus comment comprendre car ce n'est qu'une étape de trop pour ceux qui sont venus au monde déjà éveillés. Verbes vivants, ils ne savent que prendre. Comme des nourissons, ils ne perçoivent que peu les frontières entre le cul de sac de leur coquillage entropomorphique et le reste de la vie qui bat tout autour. Une expérience symphonique de la réalité où le rythme et la mélodie s'entête à donner le poul de la grande république qui les rend véritablement citoyens du monde...
La pensée quantique ne surprends que les deux premières minutes, le rationel traditionel devenant un processus obsolete, un monde de transmission flou, où on ne distingue pas la musique de la friture et encore moins les paroles le la chanson. Enfin, se frottant les yeux dans la grâce infinie qu'ils touchent, ils émergent du duel de la dualité. Affrontement sans but des extrèmes manifestations de la phénoménologie, taxe de la taxonomie qui abuse notre bon sens depuis l'aube de la création. À l'instant 0, avant que Xérox ne déclame sa malédiction et qu'il y ait un avis concernant la distorsion sur les rétroviseur, la substance souche, matière oh! infiniement exotique et instable, la substance souche se scinda en deux afin que soient la Vie et la Conscience.
Jusqu'ici l'humanité n'exécutait qu'un béta test avec son biencéphale, qu'un petit vol de (re)conaissance. Comme l'électricité existait déjà dans le fond des âges, avant qu'on ait même imaginé les brides et les mords pouvant la contenir, Acuminatus attendait au fond de l'être humain, attendait que tout a coup ils s'éveillent les uns après les autres à la Puissance de l'Équation, mystère intangible à ceux qui s'efforcent de garder les yeux fermés devant ses manifestations dans les formes du réel tangible.
Les transhumains ne vivent que dans l'ici et le maintenant, en dehors de toute mémoire trop rigide pour cadrer avec la vitesse du réel qui n'a pour seule constante son mouvement éternel. Ici bas tout est voué à changer sauf le changement qui fait tourner la roue de la destinée. Ainsi dépourvus d'apprioris et d'absolus comme ceux des juges, L'Être terrien à la conscience accomplie peut évoluer en dehors de la peur. La peur animale, fruit de notre Proto où nous étions nus et sans pouvoir face à la nature. Cette peur devant la Vie indiféremment nourricière ou castratrice, incontournable force sauvage qui nous abrite et nous habite tout à la fois avait encore le dessus de nous avant que n'advienne le grand Seuil de la Conscience.
Enfin, l'Être soi peut exister comme avant de sombrer dans le folklore peureux que nous avons cultivé au lieu de regarder largement et profondément pour voir venir les vraies chose. Notre jugement coupant et insidueux est un réflexe conditionné depuis la nuit des temps. Voyez venir, écoutez, mes enfants, arrêtez d'entendre et surtout de penser. Oui. Le vacarme de l'égo qui se rassure de notre importance (Je dirais 80% de nos pensées) est une piètre nourriture si on les compare au cantique du quantique, la musique du réel qui parle à notre âme et nous indique calmement les procédures à suivre pour s'assurer l'indestructibilité. Il faut s'exclure volontairement de la masse qui danse devant le précipice où sombrera sa culture cannibale et tout ceux qui en idôlâtreront encore le ruines, à la fin il ne restera virtuellement que des bribes de symboles sans signifié mais il se trouvera encore des fous pour les acheter sans savoir de quoi ils relèvent. Il y aura une dernière vague de fascisme basal, réaction logique à l'éclatement de la brêche dans l'ouverture de l'esprit de l'Être.
Deux par deux rassemblées, chaque chose en son contraire, souhaitons leur beaucoup de soleils encore, à ces êtres qui se tiennent à la pointe de la création. Acuminatus l'ultime surfer blond du paradoxe blanc, ils se hâtent de faire toujours plus de lumière, flambeaux ardents, plus de lumière jusqu'à ce que nos yeux aveugles ne perçoivent plus qu'une seule, sainte et ultime, félicité.

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